En bref : L’essentiel à retenir sur vos droits face à Intrum en 2025
Face à une société de recouvrement de l’envergure d’Intrum, la panique est souvent la première réaction, pourtant, la méthode et la connaissance du droit sont les seuls outils nécessaires. Ce guide essentiel du recouvrement décortique les mécanismes légaux qui protègent le consommateur contre les abus potentiels et les paiements indus. Il est crucial de distinguer une simple relance amiable d’une véritable procédure judiciaire exécutoire. Une analyse froide de la situation révèle souvent que le rapport de force n’est pas aussi déséquilibré qu’il n’y paraît, pour peu que l’on maîtrise les notions de prescription, de forclusion et de validité de la dette.
- Distinction fondamentale : Intrum est une entreprise commerciale, pas un cabinet de Commissaires de Justice (huissiers) agissant sur titre exécutoire dans la phase amiable.
- La prescription est votre alliée : De nombreuses dettes réclamées sont souvent prescrites (2 ans pour la consommation), rendant toute poursuite judiciaire impossible.
- L’exigence de preuves : Le débiteur a le droit de ne pas payer Intrum tant que la preuve de la cession de créance et le détail exact des sommes (principal et intérêts séparés) ne sont pas fournis.
- Contestation des frais : Les frais de recouvrement amiable sont illégaux s’ils sont mis à la charge du débiteur sans titre exécutoire (Article L111-8 du CPCE).
- Communication écrite : La gestion de dette doit se faire exclusivement par écrit (LRAR) pour figer juridiquement la situation et éviter les pièges verbaux.
Ne pas payer Intrum : vos droits face aux créances expliqués et le cadre légal
Lorsque l’on reçoit un courrier d’une entité telle qu’Intrum, il est impératif de comprendre à qui l’on a affaire avant d’envisager la moindre transaction financière. Fondée en 1923 et basée à Stockholm, cette société est un géant européen du secteur, coté en bourse, résultant de la fusion entre Intrum Justitia et Lindorff en 2017. Cependant, cette stature financière ne leur confère pas de pouvoirs de police ou de justice. En France, le monopole de l’exécution forcée appartient aux Commissaires de Justice (anciennement Huissiers). Il est donc primordial de saisir la nuance entre le recouvrement amiable, qui constitue le cœur de métier d’Intrum dans la majorité des dossiers, et le recouvrement judiciaire.
Dans une phase amiable, Intrum agit en tant que mandataire. Leur objectif est d’obtenir un paiement volontaire de votre part. Sans un titre exécutoire — c’est-à-dire une décision de justice, une ordonnance d’injonction de payer rendue exécutoire ou un acte notarié — leur pouvoir de contrainte est nul. Ils ne peuvent ni saisir vos comptes bancaires, ni bloquer votre salaire, ni pénétrer à votre domicile. Cette distinction est souvent floue dans l’esprit du consommateur, entretenue par des courriers à la sémantique anxiogène. En 2025, la législation reste protectrice : l’article L. 111-1 du Code des procédures civiles d’exécution rappelle que seul un créancier muni d’un titre exécutoire peut pratiquer une saisie.
Il est fréquent de voir des consommateurs s’inquiéter de prélèvements inconnus sur leurs comptes en lien avec des créances. Pour éviter toute confusion, il est utile de comprendre le fonctionnement des prélèvements SGC et les démarches pour les identifier, car une bonne gestion de trésorerie commence par la surveillance des flux sortants. Si Intrum vous contacte, c’est qu’ils ont soit racheté une dette vous concernant (cession de créance), soit qu’ils agissent pour le compte d’un tiers (banque, opérateur téléphonique, fournisseur d’énergie). Dans les deux cas, vous conservez l’intégralité de vos droits de contestation.
Le cadre légal impose également des obligations strictes aux sociétés de recouvrement, définies notamment par le décret n° 96-112 du 18 décembre 1996. Ce texte oblige l’agent de recouvrement à envoyer une lettre contenant des mentions obligatoires : l’identité du créancier, le fondement et le montant de la dette en distinguant le principal, les intérêts et les frais. L’absence d’une seule de ces mentions peut rendre la procédure irrégulière. C’est ici que l’analyse méthodique du dossier prend tout son sens : ne pas payer Intrum immédiatement permet de vérifier la conformité de leur demande avec la loi en vigueur.
Voici un tableau récapitulatif permettant de différencier les pouvoirs réels des acteurs en présence :
| Action / Pouvoir | Société de Recouvrement (Intrum) – Phase Amiable | Commissaire de Justice (avec Titre Exécutoire) |
|---|---|---|
| Envoyer des courriers de relance | Autorisé | Autorisé |
| Proposer un échéancier | Autorisé | Autorisé |
| Saisie sur compte bancaire | Interdit | Autorisé |
| Saisie sur salaire | Interdit | Autorisé |
| Saisie de biens mobiliers (voiture, meubles) | Interdit | Autorisé |
| Entrée forcée au domicile | Interdit | Autorisé (sous conditions strictes) |
Il est essentiel de garder à l’esprit que le but d’une société commerciale est la rentabilité. Les agents de recouvrement sont souvent commissionnés sur les sommes récupérées, ce qui peut expliquer une certaine insistance. Cependant, cette insistance ne doit pas se transformer en pression illégale. La connaissance de ces limites juridiques constitue le premier rempart pour le consommateur averti.
- Ne jamais confondre une « Mise en demeure » simple avec un « Commandement de payer ».
- Vérifier systématiquement l’existence d’un jugement antérieur.
- Se rappeler qu’aucune menace de saisie n’est valable sans décision de justice préalable.
- Conserver tous les courriers reçus, y compris les enveloppes (pour les dates de cachet de la poste).
- Ne jamais signer de reconnaissance de dette sous la pression.
Faut-il vraiment payer Intrum ? Analyse de la prescription et de la forclusion
Avant d’effectuer le moindre règlement, une analyse temporelle de la dette est indispensable. En droit français, une dette n’est pas éternelle. Le mécanisme de la prescription (ou forclusion pour les crédits à la consommation) est un moyen de défense absolu. Si le délai est passé, la dette existe toujours moralement, mais le créancier a perdu son droit d’agir en justice pour en forcer le paiement. Dans ce cas de figure, vous avez parfaitement le droit de ne pas payer Intrum, et ils ne pourront rien faire pour vous y contraindre judiciairement.
Pour les crédits à la consommation, qui représentent une part importante des portefeuilles gérés par Intrum, le délai de forclusion est particulièrement court : deux ans. Ce délai court à partir du premier incident de paiement non régularisé (Article R312-35 du Code de la consommation). Si, par exemple, vous avez cessé de payer un crédit revolving en janvier 2022 et qu’aucune action en justice (assignation ou ordonnance) n’a été engagée avant janvier 2024, la dette est forclose. Intrum pourra continuer à vous écrire, mais vous ne risquez plus aucune saisie. Il est crucial de ne pas interrompre ce délai par une reconnaissance de dette involontaire, comme un paiement partiel, même minime.
Les factures de la vie courante obéissent à des règles similaires. Par exemple, pour une facture de téléphone impayée, le délai est également de deux ans (Article L218-2 du Code de la consommation). Beaucoup de consommateurs se retrouvent dans des situations où ils ignorent les étapes simples pour régulariser une facture mobile à temps, laissant la situation s’envenimer jusqu’au recouvrement. Si ce délai de deux ans est dépassé, la réclamation devient juridiquement inopérante sur le plan judiciaire.
Un autre point technique souvent négligé est la validité de la cession de créance. Lorsque Intrum rachète une dette à une banque, cette opération doit respecter l’article 1324 du Code civil. Vous êtes en droit d’exiger la preuve que la créance a bien été cédée et que cette cession vous a été notifiée ou que vous en avez pris acte. Sans cette preuve matérielle, la « qualité à agir » de la société de recouvrement peut être contestée. C’est un argument de procédure redoutable pour bloquer un dossier mal ficelé.

Il arrive que des dettes anciennes resurgissent. Attention aux courriers qui tentent de réactiver de vieilles créances par des promesses de remises spectaculaires (« Payez 50% et nous effaçons le reste »). Souvent, ces dettes sont déjà prescrites. En payant, même une petite somme, vous pourriez renoncer tacitement à la prescription acquise. C’est une stratégie commerciale courante qu’il faut savoir déjouer par une vérification rigoureuse des dates.
| Type de dette | Délai de prescription / Forclusion | Article de référence | Point de départ du délai |
|---|---|---|---|
| Crédit à la consommation | 2 ans (Forclusion) | Art. R312-35 Code de la consommation | Premier incident de paiement non régularisé |
| Facture (Téléphonie, Énergie) | 2 ans | Art. L218-2 Code de la consommation | Date d’émission de la facture ou échéance |
| Loyers impayés | 3 ans | Loi du 6 juillet 1989 (Art. 7-1) | Date à laquelle le loyer était dû |
| Dette reconnue par un jugement | 10 ans | Art. L111-3 CPCE | Date de la décision de justice |
Le contrôle des délais est donc la première étape de votre audit personnel. Si vous constatez que le délai est dépassé, une simple lettre recommandée indiquant que la dette est forclose suffit généralement à clore le dossier administrativement chez eux. Ils savent qu’ils ne peuvent plus agir.
- Recherchez la date exacte du premier impayé dans vos relevés bancaires.
- Vérifiez si un jugement a été rendu dans l’intervalle (ce qui porterait la prescription à 10 ans).
- Ne répondez pas au téléphone pour éviter d’admettre la dette oralement.
- Exigez l’acte de cession de créance si le créancier initial n’est pas Intrum.
- Méfiez-vous des dates indiquées sur les courriers de recouvrement, elles ne font pas foi, seule la date d’origine compte.
Comment réagir face aux demandes de paiement d’Intrum : Stratégie de communication
Une fois l’analyse de la dette effectuée, il faut définir une stratégie de communication. L’erreur classique est le silence radio total ou, à l’opposé, la négociation téléphonique paniquée. La méthode efficace repose sur la traçabilité. Dans le domaine juridique et financier, « les paroles s’envolent, les écrits restent ». C’est pourquoi toute interaction avec Intrum doit se faire par écrit, idéalement par Lettre Recommandée avec Accusé de Réception (LRAR). Cela permet de constituer un dossier de preuve solide en cas de litige ultérieur.
Pourquoi éviter le téléphone ? Les agents de recouvrement sont formés à la négociation et à la psychologie du débiteur. Au téléphone, il est facile de se laisser intimider ou de promettre un paiement que l’on ne peut pas assumer. De plus, aucun enregistrement de votre part n’aura de valeur juridique simple à produire. En basculant la communication exclusivement par écrit, vous reprenez le contrôle du temps et du contenu. Vous obligez votre interlocuteur à formuler ses demandes et ses arguments noir sur blanc, ce qui limite considérablement les dérapages verbaux ou les menaces infondées.
Si la dette est contestable (prescription, montant erroné, absence de justificatifs), votre courrier doit être formel. Vous pouvez utiliser des modèles types, mais l’essentiel est de demander les pièces justificatives : copie du contrat original signé, décompte détaillé des sommes (distinguant le capital des intérêts), et titre exécutoire s’ils prétendent en avoir un. Cette démarche montre que vous n’êtes pas un débiteur passif, mais un consommateur informé de ses droits. Souvent, face à une demande de justificatifs précis que le dossier ne contient pas toujours, la procédure s’arrête d’elle-même.
Il faut également être vigilant sur les implications financières annexes. Par exemple, une mauvaise gestion des dettes peut avoir des répercussions sur d’autres aspects de votre patrimoine. Dans des cas extrêmes, on peut se demander si certaines allocations sont saisissables. Il est important de savoir par exemple si l’AAH peut être saisie par le Trésor Public ou d’autres créanciers, afin de sécuriser son minimum vital avant de négocier quoi que ce soit. Protéger ses revenus insaisissables est une priorité absolue.
Voici une liste des éléments clés à intégrer dans votre communication écrite pour être pris au sérieux :
- Vos références complètes et le numéro de dossier attribué par Intrum.
- La contestation formelle de la dette si elle n’est pas justifiée.
- La demande de copie du titre exécutoire (s’ils menacent de saisie).
- Le rappel de l’article L111-8 du Code des procédures civiles d’exécution si des frais de recouvrement amiable sont ajoutés.
- Une demande de limitation des contacts à la seule correspondance écrite.
Le tableau ci-dessous illustre les canaux de communication et leur pertinence stratégique :
| Canal de communication | Niveau de preuve juridique | Risque de manipulation | Recommandation |
|---|---|---|---|
| Téléphone | Nul | Élevé (pression psychologique) | À bannir totalement |
| Email simple | Faible (réception incertaine) | Moyen | Utile pour des demandes simples, mais insuffisant pour contester |
| Courrier simple | Moyen | Faible | À éviter pour les documents importants |
| Lettre Recommandée (LRAR) | Très Élevé (preuve légale) | Nul | Indispensable pour tout litige |
| Espace client en ligne | Moyen | Moyen (reconnaissance de dette possible par clic) | À utiliser avec grande prudence |
En résumé, ne subissez pas le rythme imposé par la société de recouvrement. Imposez le vôtre par la voie écrite. Cela vous donne le temps de la réflexion, de la consultation juridique et de l’analyse financière, loin de la pression de l’instant.
Ne pas payer Intrum : quels sont vos droits face aux pratiques abusives et frais illégaux
Le secteur du recouvrement traîne parfois une réputation sulfureuse liée à des pratiques à la limite de la légalité. Bien qu’Intrum soit une structure régulée soucieuse de son image, des dérives peuvent survenir, ou les courriers automatisés peuvent induire en erreur. Votre protection juridique passe par la capacité à identifier ces abus. L’une des pratiques les plus courantes est l’ajout de « frais de recouvrement » ou de « dommages et intérêts » au montant initial de la dette. Or, la loi est très claire à ce sujet : les frais de recouvrement amiable sont à la charge exclusive du créancier, sauf si ces frais concernent un acte prescrit par la loi (Art. L111-8 du CPCE). Vous avez donc le droit de refuser de payer ces sommes additionnelles.
Le harcèlement est une autre ligne rouge. L’article 222-16 du Code pénal sanctionne les appels téléphoniques malveillants réitérés ou les agressions sonores en vue de troubler la tranquillité d’autrui. Si vous recevez plusieurs appels par jour, sur votre lieu de travail, ou si vos voisins et votre famille sont contactés pour vous mettre la pression, il s’agit d’une atteinte grave à votre vie privée. Ces méthodes sont illégales. Le recouvrement de créances ne justifie pas l’intrusion ou l’humiliation. Dans ce contexte, documenter chaque appel (date, heure, numéro) permet de construire un dossier pour une plainte éventuelle ou un signalement à la DGCCRF via la plateforme SignalConso.
Il faut aussi se méfier de l’apparence des documents. Certains courriers arborent des couleurs, des mises en page ou des termes (« Dernier avis avant saisie », « Projet de saisie ») imitant les actes officiels d’huissiers de justice. L’objectif est de créer la confusion pour déclencher le paiement par la peur. Si le document n’émane pas d’un Commissaire de Justice territorialement compétent, il n’a pas plus de valeur qu’une simple lettre publicitaire, quelle que soit la taille de la police d’écriture rouge utilisée.
Parfois, les dettes réclamées proviennent de situations complexes, comme des frais liés à un véhicule. Ignorer ces problèmes peut coûter cher, et il est bon de connaître les conséquences financières de l’abandon d’un véhicule en fourrière, car cela peut générer des créances qui finiront potentiellement chez une société de recouvrement. Même dans ce cas, la procédure doit respecter le formalisme légal.
Voici une liste de signaux d’alerte indiquant des pratiques potentiellement abusives :
- Appels avant 8h ou après 20h, ou le dimanche.
- Menaces de saisie immédiate sans jugement préalable.
- Contact de votre employeur pour divulguer votre situation financière.
- Refus de fournir le détail de la dette par écrit.
- Usage de faux titres ou logos officiels (Marianne, drapeaux) pour tromper.
| Pratique observée | Statut Légal | Réaction conseillée |
|---|---|---|
| Ajout de 10% de frais « dossier » en amiable | Illégal (sauf clause pénale contractuelle validée par juge) | Contester par écrit (Art L111-8 CPCE) et payer uniquement le principal |
| Menace de venir prendre les meubles demain | Mensonger (si pas de titre exécutoire) | Ne pas ouvrir, signaler pour pratique commerciale trompeuse |
| Appels répétitifs (>3/jour) | Harcèlement possible | Envoyer une mise en demeure de cesser les appels sous peine de plainte |
| Courrier bleu/rouge type « Avis d’Huissier » | Pratique déloyale (si émis par la société de recouvrement) | Signaler à la DGCCRF (SignalConso) |
En somme, votre vigilance doit être totale. Ne payez jamais sous le coup de l’émotion ou de la peur générée par une mise en scène. Un créancier sûr de son droit agit calmement et fournit les preuves demandées. L’agressivité ou la dissimulation sont souvent les signes d’un dossier juridiquement fragile.
Comment gérer les créances avec Intrum sans payer immédiatement : négociation et solutions
Si, après toutes vos vérifications, la dette s’avère légitime, non prescrite et justifiée, la question du paiement se pose. Cependant, reconnaître la dette ne signifie pas accepter n’importe quelles conditions de remboursement. Vous avez le droit de négocier. Intrum préférera toujours un accord amiable, même échelonné, à une procédure judiciaire longue et coûteuse dont l’issue n’est jamais garantie (insolvabilité du débiteur). C’est ici que votre capacité de gestionnaire entre en jeu. Il ne faut jamais s’engager sur des mensualités intenables qui vous mettraient en défaut le mois suivant.
La négociation d’un échéancier doit se faire sur la base de votre « reste à vivre ». Proposez une somme réaliste, même modeste, et tenez-vous-y. Formalisez cet accord par écrit. En cas de difficultés financières majeures, il est possible de saisir la Commission de Surendettement des Particuliers (Banque de France). La recevabilité de votre dossier suspend automatiquement les procédures de recouvrement et interdit aux créanciers de vous poursuivre pour les dettes antérieures. C’est une protection puissante pour ceux qui sont réellement dans l’impasse.
Par ailleurs, il faut envisager des solutions alternatives pour apurer ses dettes. Parfois, la solidarité familiale peut intervenir. Si vous envisagez cette option, il est crucial de formaliser les choses, par exemple en sachant comment prêter de l’argent à un proche pour un projet immobilier ou pour apurer des dettes, afin d’éviter les conflits futurs ou les requalifications fiscales. Une dette remplacée par une autre plus souple (prêt familial) est souvent une bonne stratégie de sortie de crise.
Payer Intrum n’est pas une fatalité si l’on sait comment aborder la transaction. Vous pouvez parfois négocier une décote sur le montant global si vous proposez un paiement comptant immédiat (solde de tout compte). Les sociétés de recouvrement ayant racheté les créances à bas prix ont une marge de manœuvre. Par exemple, proposer de payer 70% de la dette immédiatement contre un abandon du solde peut être accepté. Exigez toujours un écrit confirmant que ce paiement éteint définitivement la dette avant de verser le moindre centime.
Voici les étapes méthodiques pour une résolution financière :
- Calculez votre budget précis et votre capacité de remboursement mensuelle réelle.
- Proposez un échéancier par écrit, sans attendre qu’ils vous l’imposent.
- Demandez l’abandon des intérêts de retard en contrepartie de votre bonne foi.
- Si vous avez une somme d’argent disponible, tentez une offre de règlement partiel pour solde de tout compte.
- Ne signez jamais de prélèvement automatique sur votre compte bancaire ; préférez les virements ou les chèques pour garder le contrôle.
| Solution proposée | Avantage pour le débiteur | Inconvénient | Condition de succès |
|---|---|---|---|
| Échéancier long | Mensualité faible, budget préservé | La dette dure longtemps | Respecter scrupuleusement les dates |
| Solde de tout compte (Négocié) | Effacement immédiat, réduction possible | Nécessite une trésorerie disponible | Obtenir un accord écrit avant paiement |
| Dossier de surendettement | Gel des dettes, effacement possible | Inscription au FICP (5 à 7 ans), accès crédit bloqué | Être réellement insolvable (bonne foi) |
| Délai de grâce (Juge) | Suspension des paiements jusqu’à 2 ans | Nécessite une saisie du tribunal judiciaire | Justifier d’un retour à meilleure fortune futur |
En conclusion de cette approche, gardez en tête que le recouvrement est une négociation commerciale avant d’être juridique. Votre interlocuteur a des objectifs chiffrés. En vous montrant méthodique, ferme sur vos droits mais ouvert à une solution réaliste si la dette est due, vous transformez un rapport de force déséquilibré en une transaction gérée. C’est la marque d’une gestion financière saine et responsable.